PROPOSITIONS PROGRAMMATIQUES

POUR LA RENAISSANCE NATIONALE

La renaissance nationale est notre vision pour la nouvelle Guinée. Ceci n'est pas notre projet de société, mais plutôt des propositions en fonction de notre programme politique

L'école nouvelle

POUR LA REFONTE DU SYSTÈME ÉDUCATIF GUINÉEN 

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Un Guinéen de type nouveau

APPEL A LA REFONDATION DE LA NATION

  • L’organisation d’une Conférence Nationale Souveraine

L’organisation d’une conférence nationale souveraine est la première étape de ma vision pour la refondation de la Nation. Il s’agit d’un débat contradictoire, un projet à deux volets : le premier est destiné à ce que j’ai appelé le « grand pardon », il s’agit de corriger les erreurs du passé, panser les plaies, rétablir ce qui nous a opposé pendant des années. Le deuxième volet consiste à poser des bases solides d’une nouvelle Nation au sein d’une nouvelle République. C’est à dire repenser le Guinéen. Il est donc clair que notre projet va au delà d’une simple réconciliation concernant les crimes politiques du passé, le projet vise 

’établissement d’une République, d’un nouvel état esprit, d’un nouveau modèle économique, d’un nouvelle forme démocratique...


Pour réussir ce pari, celui de la refondation de la Nation, le Front Républicain a mis en priorité dans son plan d’action, l’Organisation de cette Conférence Nationale qui verra la participation de tous les pouvoirs institutionnels du Pays, la société civile, les témoins potentiels de l’histoire de la Guinée, les potentielles victimes ou héritiers… Cette conférence aura une triple importance :

  • La phase initiale de cette Conférence verra la réhabilitation de toutes victimes. Identifiées, toutes les victimes seront réhabilitées dans leur dignité sans tenir compte de leur appartenance ethnique, dédommagées en fonction de l’injustice qu’elles auraient subies. Celles dont les biens avaient été confisqués verront leurs biens leur revenir ou revenir à leurs ayants droits. Une journée commémorative sera décrétée et une place symbolique sera inaugurée pour organiser des commémorations annuelles en leur honneur. Cette action permettra de panser les plaies, d’apaiser les cœurs, et raffermir les liens de fraternité entre les fils et les filles de la République, mais surtout nous rappeler « plus jamais ça en Guinée ». La nouvelle Nation que nous ambitionnons, résultera impérativement d’une cohésion sociale sans faille et d’une volonté exprimée de toutes les franches de notre société.

  • La deuxième portée de cette Conférence nationale sera la découverte de la vérité dans toutes ses dimensions dans le but de réhabiliter la mémoire collective. Il est à regretter que certaines de ces péripéties continuent de faire l’objet de falsification subjective destinée à corrompre la mémoire collective et à fragiliser la colonne vertébrale de l’Unité nationale. Si certains s’inscrivent dans la négation de la douleur de nos compatriotes, d’autres par contre sont dans une démarche d’exagération de ces événements ou de récupération politique. C’est contre cette fourberie anti progressiste que s’insurge le Front Républicain car l’on ne peut prétendre être « Républicain » sans avoir au centre de ses préoccupations la défense de l’intérêt supérieur de la Nation. Tous, nous sommes unanimes avec Joseph Ki-Zerbo lorsqu’il affirme : « un peuple sans histoire, est un monde sans âme ». L’on ne peut ab subito vouloir la justice sans au préalable de la manifestation de la vérité sinon on tombe dans le biais du vice de procédure. Ce sera la meilleure occasion de faire la lumière 

  • sur tous les passages obscurs et dénaturés de notre passé partagé afin d’écrire de façon consensuelle, les pages du Passé glorieux pour un futur radieux.

  • La phase finale de ce projet vise la mise en place d’un mécanisme de protection de la Nation. Il s’agit des gardes fous juridiques et sociologiques de la prévention et de la répression de tout comportement pouvant porter atteinte aux valeurs et symboles de la Nation, à la sauvegarde de l’unité et de la citoyenneté Guinéenne, à la préservation des libertés individuelles et collectives, pour que plus jamais notre peuple n’ait à souffrir de telles atrocités. Nous comptons soumettre au parlement un projet de loi dénommé « loi de la protection de la Nation » qui puisse contraindre les politiques dans leurs démarches, discours et comportements, à tenir compte de la préservation du tissu social et de la dignité humaine du Guinéen. 

  • L’instauration d’un service national civique paramilitaire

  • la suppression des coordinations nationales et la création du conseil National des sages

  • L’émergence d’une nouvelle conscience nationale

  • De la problématique de la réhabilitation des Pères Fondateurs

  • Aujourd’hui comme hier, notre pays, la Guinée a connu une seule véritable opposition interne. Il s’est toujours opposé dans notre pays, deux visions antagoniques : une vision souverainiste panafricaine qui rêve d’une Nation Guinéenne forte et souveraine intégrée aux autres Nations Africaines ; et une vision réactionnaire qui pensait et pense aujourd’hui encore , qu’il faut rester esclaves pour se développer. Des partisans de moindre effort, qui militent sans cesse pour notre retour dans le giron colonial. Et C'est malheureusement cette dernière qui détient le pouvoir d'actions en Guinée : mouvance et opposition. Et s'ils s'opposent, c'est sur la base de leurs intérêts personnels qu'ils s'opposent. Pas pour la conscience historique.

  • Contrairement à IBK qui a réhabilité Modibo, contrairement à Rawlings et à ses successeurs qui honorent au quotidien N’Krumah, la classe politique guinéenne a manifesté tout son mépris à la mémoire de l’Homme et de ses compagnons. Pendant que des députés de l’UFDG insultent le président Sékou Touré à l’assemblée, le président Alpha lui, de façon insidieuse, fait tout pour ne pas l’honorer, alors qu’un simple décret suffit. Un refus total que je comprends d’ailleurs, parce qu’une fois la vérité réhabilitée, chaque Guinéen comprendra que le modèle à suivre n’est ni cette mouvance, ni cette opposition d’intérêts, ni quiconque ayant embrassé une voie autre que celle de la défense de l’intérêt général, de la sauvegarde de l’unité et de l’indépendance nationales. Une fois la vérité réhabilitée, chaque Guinéen comprendra que le Héros c’est Sékou et ses compagnons. Et c’est cette vérité qui est une violence morale pour ces politiciens de confort, qui n’ont défendu que leurs petits intérêts.

  • Il est à préciser par contre, que notre projet de réhabilitation dépasse les seules personnes du Président Sékou Touré et de ses compagnons. Notre projet va au delà de l’action courageuse de ceux qui ont lutté pour l’autodétermination. Nous voulons réhabiliter une génération : les « Pères Fondateurs ». Ceux qui ont eu la grandeur de transcender leurs clivages pour conduire notre pays à la souveraineté pleine et entière. Ce sont des symboles que nous comptons faire vivre dans la conscience du citoyen. Un projet réaliste et réalisable que nous avions proposé, avec le projet de « conférence nationale ». Il faut reconnaître que le discours du président Alpha « de prendre la Guinée là où Sékou Touré l’avait laissé » nous y avait encouragé. Mais très vite, nous nous sommes rendus compte que c’était un discours de bravade. Parce que toutes nos démarches sont restées sans réponses. Des courriers adressés au président Alpha dans lesquels nous avions sollicité une cérémonie de réhabilitation nationale, où nous avions sollicité que le marché Mbalia reprenne son nom, le transfèrement de la dépouille du camarade Béavogui au mausolée des Héros… Mais le président Alpha lui-même a fait montre de mépris à l’endroit de la mémoire de l’Homme

  • la revalorisation des symboles de la République

  • la vulgarisation de la citoyenneté et du patriotisme à l’école 

  • Sortir de l’utopie de l’État-nation en faveur d’une vision Africaine de la Nation

  • Sortir de l’État-nation mensonger pour un social fédéralisme

La valeur de la citoyenneté

DE LA SAUVEGARDE DE L’UNITÉ ET L’INDÉPENDANCE NATIONALES

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Pour la réorganisation de l'Etat

POUR UNE NOUVELLE FORME RÉPUBLICAINE (Fédéralisme social)

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POUR LA RELANCE DE LA PAYSANNERIE 

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INDUSTRIALISATION ET DEVELOPPEMENT 

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Pour la réorganisation de l'Etat

POUR UN SERVICE PUBLIC FORT

La qualité de la vie des personnes dépend dans une large mesure de la qualité et de la disponibilité du service public. Ce dernier contribue à l'égalité des chances, à la justice sociale et à la cohésion nationale. Il est de plus d'une importance essentielle sur le plan économique, car la présence d'infrastructures de qualité – combinée avec une sécurité élevée de l'approvisionnement – représente un facteur de localisation important. Le service public présente encore trois avantages de poids: il est démocratiquement réglementé, financé solidairement et s’avère exemplaire pour ce qui est des conditions de travail, de l'écologie et de l'égalité des sexes.

Pour la réorganisation de l'Etat

POUR UN SECTEUR PRIVE PRODUCTIF

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Pour un nouveau modèle démocratique

RENFORCER LA DÉMOCRATIE ET L'ETAT DE DROIT 

En Guinée, nombreux sont nos compatriotes qui se croient au dessus de nos lois. Ce sont le plus souvent des hommes et des femmes qui ont pour mission de faire respecter les lois, qui les violent. Or, pour qu'une société démocratique soit pérenne, l'Etat de droit doit être une réalité au sein de cet Etat. C'est à dire les règles et principes établis par cet Etat doivent  être respectés et appliqués. C'est un système juridique dans lequel chaque citoyen est soumis aux mêmes principes, y compris la puissance publique. Pour le Front Républicain, l’État de droit  représente  l'élément central d’une bonne société démocratique moderne.

De la décolonisation à nos jours, les États Africains ont pratiqué, à quelques exceptions près, deux systèmes démocratiques: le parti unique et le multipartisme. La principale caractéristique des partis uniques est d’avoir mieux réalisé l’unité nationale et la stabilité politique au sein des nouveaux États. Leur échec fut d’avoir piétiné les libertés individuelles, et instauré un totalitarisme monocratique. Il faut préciser qu’à l’époque, la communauté occidentale ne faisait rien pour promouvoir la démocratie comme elle le fait aujourd’hui. La France qui veillait à imposer l’ordre occidental, ne défendait que ses intérêts. Elle fut pour la plus part, le parrain de ces régimes totalitaires et de ces dictatures militaires !


Quant au multipartisme, les dirigeants Africains de la deuxième génération, avaient la lourde et délicate tâche de vaincre les monocraties. Or, le modèle de démocratie imposé au sommet de la Baule en 1990 ne fera qu'exacerber les divisions ethniques dans ces jeunes États où l'unité nationale reste fragile. Donc, au lieu d'être une alternative au parti unique, le multipartisme intégral apparaît comme un autre obstacle à la bonne marche démocratique sur le continent, une sorte de piège contre la stabilité interne de nos États et contre la paix et la cohésion sociale. Non seulement, ce système ne garantit pas les principes démocratiques, mais en plus, ça reste de nos jours, l'un des facteurs à l'origine du plus grand problème démographique des États Africains: l'ethnocentrisme.


Partant de ce constat d’échecs répétitifs, nous disons que l'Afrique doit produire son modèle démocratique propre à sa culture, si elle veut être institutionnellement stable et peser sur le plan international. Notre génération doit donc réfléchir et produire un système démocratique conforme aux réalités locales Africaines.


  • Sortir du dogmatisme de la démocratie libérale

  • Le combat pour l'idéal démocratique est un combat noble, mais en faire un sujet de dogmatisme est un danger. Comme tout dogmatisme d'ailleurs. Nombreux sont nos compatriotes qui n'envisagent la démocratie que sous le prisme des libertés individuelles: liberté d'expression et d'opinion, liberté d’entreprendre, etc. Nous disons quant à nous, qu'en présence des libertés individuelles, les libertés collectives priment. Les libertés collectives sont inopposables aux droits des individus. Oui à la liberté d’expression, mais d’abord le droit aux peuples de disposer d’eux-mêmes. C’est le lieu de préciser le paradoxe de la démocratie occidentale : Faire tout pour maintenir un peuple sous domination, et prétendre lui apporter la démocratie. Alors que la principale source de la démocratie, est bien la volonté populaire. Que dire donc si ce peuple est sous domination étrangère? Donc les premiers principes de la démocratie ce ne sont pas les libertés individuelles, mais bien les libertés collectives. Nous devons donc restaurer les mécanismes de la souveraineté populaire d’abord, ensuite consacrer les libertés individuelles.


  • Réinstaurer les mécanismes de souveraineté populaire

L’indépendance n’a de sens que si elle peut permettre au citoyen de savourer les délices de sa liberté. La souveraineté populaire appartient au peuple qui l’exerce directement à travers des structures démocratisées à la base. le veto populaire, l'initiative populaire, le mandat impératif, les structures populaires de base, un droit d’initiative au niveau législatif... Nous pensons également proposer la constitutionnalisation du référendum d'initiative citoyenne ou populaire, permettant aux guinéens de pouvoir proposer, refuser ou d'améliorer les lois auxquelles ils sont soumis.


  • L’instauration d’un système de démocratie semi-participative

La démocratie semi-participative est la forme la plus appropriée pour les pays comme les nôtres, et nous la proposons énergiquement contre ceux qui la jugent inefficace, trop lente ou même dépassée. La démocratie semi-participative est supérieure à la démocratie exclusivement parlementaire en ce que le peuple souverain peut exercer son pouvoir non seulement en élisant le Parlement, mais aussi en prenant position régulièrement sur des sujets d'intérêt spécifiquement vital depuis des structures démocratisées à la base.

Nous voulons un ordre social nouveau. Un ordre social « inclusif » qui englobe chaque citoyen, un système qui n’exclue personne et qui vise à associer et à faire participer chaque guinéen à la vie de la société, depuis des structures de base.


  • La double fonction du mandat impératif sur le mandat représentatif

La plus grande réussite du système semi-participatif, c’est qu’il peut permettre à la fois au citoyen de participer à la vie démocratique, sans pourtant renoncer à sa représentation nationale. Ce qui facilite cette double fonction. Le mandat impératif permet au citoyen électeur de solliciter auprès de la représentation la révocation d’un élu s’il est établi que ce dernier a trahi ses promesses de campagne.


  • L’enracinement local de notre modèle démocratique

    Autant la forme démocratique de l’État nous tient à cœur, autant il nous importe aussi de fixer ses limites. Parce la démocratie est la dictature de la majorité, il faut éviter que les  majorités une fois au pouvoir, puissent abuser de leurs mandats comme nous le voyons aujourd'hui. Raison pour laquelle des structures locales devraient être mises en place pour que le citoyen puisse depuis son village ou son quartier, participer à la vie nationale. Ces structures de base elles-mêmes élues par les citoyens de chaque village ou quartier. Cette participation citoyenne permettra au peuple d’être maître de son destin, même s’il sera représenté par d’autres citoyens au sein de la représentation nationale.


  • Instaurer le financement public pour les partis les plus représentatifs

Une démocratie dans laquelle les partis sont dépendants financièrement de dons privés devient une démocratie des lobbys et autres groupes d’intérêts financièrement puissants. Le FRCI veut des partis forts et libres de toute influence étrangère. Ainsi, nous proposons un financement public des partis les plus représentatifs. Et pour garantir le débat démocratique, le Front veut une loi sur la transparence et le plafonnement du financement des partis et des campagnes politiques.


  • Instaurer des mécanismes de sauvegarde de la légalité constitutionnelle

Le meilleur rempart à la violation de la constitution reste l’armée. Le Président de la République, en tant que garant de la constitution peut être amenée à vouloir la modifier pour se maintenir au pouvoir. Il faudrait dans ce cas, des verrous constitutionnels et légaux à ce potentiel abus de pouvoir. Seul le pouvoir arrête le pouvoir. Raison pour laquelle le Haut Commandement militaire doit être institutionnalisé à faire respecter, en dernier ressort, la constitution. Elle doit veiller scrupuleusement au respect de la légalité démocratique et imposer au besoin, les principes de la constitution

Il est à préciser cependant que dans cette configuration, l’armée reste soumise à la constitution, pas au politique. Et si elle doit obéissance au Commandant en Chef, le Président de la République, les ordres doivent être cependant conformes à la constitution et au code militaire.


  • Sortir de la culture de la conflictualité politique pour un modèle plus apaisé

En Guinée comme partout ailleurs en Afrique francophone, des tensions sociales, des déchirures politiques et sociales fusent. Nous devons sortir de la culture de la conflictualité politique en faveur d’une culture plus consensuelle, plus apaisée, plus complémentaire de la vie politique. L’Afrique traditionnelle règle ses conflits sous l’arbre à palabres. Selon certains chercheurs afrocentristes, l’agora grec s’est inspiré du modèle africain. Alors pourquoi rejeter un modèle qui a réussit pendant des siècles au profit d’un autre plus conflictuel, qui ne nous correspond pas et qui cause d’énormes déchirures sociales.

Par exemple : En cas d’élections, un quota de 1/3 des nominations doit être réservé au parti du candidat malheureux. Sur 20 ministres, 6 ministres seront proposés par le parti du candidat malheureux. Sur 30 ministres, le quota de 10. Beaucoup de solutions du genre pourraient être mis en place pour stabiliser les institutions.


C’est avec forte conviction que nous affirmons que l’Afrique est capable de produire un système propre de démocratie, qui satisfasse au besoin fondamental de régulation et de légitimation de la vie nationale. Ce système sera bâti sur des structures permettant à chacun, à son niveau, de participer aux prises de décisions lui concernant, et ainsi prendre part à la construction de la Nation. Un modèle qui aura pour socle cinq principes démocratiques essentiels :


  • Premier principe

C’est la volonté populaire : une véritable démocratie se construit à la base en se fondant sur le citoyen. Ce dernier doit être libre cependant de déterminer, de contribuer à déterminer son propre système démocratique et d’en jouir. Tout tourne autour du citoyen : il détient le droit le droit de vote, c’est lui élit. Il détient également le mandat impératif, la liberté de débarquer un élu (maire, député, CRD)à tout moment.

  • Deuxième principe

La préservation des libertés individuelles. S’il y a un point positif à tirer de la démocratie libérale, c’est bien la consécration des libertés individuelles : les droits de première génération, inaliénables, imprescriptibles qui consacrent la sacralité de la personne humaine. Autant je suis réfractaire au multipartisme intégral, au parti unique, autant je suis friand des libertés individuelles. C’est des acquis à préserver et à améliorer d’ailleurs.

  • Troisième principe

Le troisième principe, c’est d’exclure la violence de notre pratique politique et d’éliminer les facteurs qui les occasionnent. Il est urgent que l’Afrique redevienne cette terre de tolérance, de dialogue, du pardon, d’acceptation de l’autre qu’elle avait été.

  • Quatrième principe

L’alternance démocratique et paisible. Il ne sert à rien de lutter contre la violence politique si nous ne résolvons pas de façon radicale la principale cause à la violence politique. Au delà de la limitation du mandat, au-delà du renouvellement du personnel politique, l’alternance politique doit faire l’objet d’un consensus national, d’une culture démocratique ancrée, d’un mode de vie. Nul ne devrait y déroger. C’est en ce ses que nous pensons que l’armée soumise à la constitution, devrait en être le dernier rempart.

  • La dépolitisation de l’administration publique

La neutralité du service public est mise à épreuve par la superpuissance du parti au pouvoir. Il faut sonner la fin de la récréation des « militants-travailleurs ». Certains me diront que c’est un principe politique que lorsqu’un parti vient au pouvoir, qu’il gouverne avec ses cadres et militants. Pourquoi alors organiser des concours nationaux de recrutement? Pourquoi passer des années d’études, s’il suffit de militer pour avoir un poste ? Non ! Nous devons abandonner la politique du ventre. Nous pensons quant à nous, que le recrutement des agents de l’État doit faire l’objet d’un concours national de recrutement.

Nous précisons cependant que les fonctions politiques dérogent à ce principe : ministres, diplomates, certains hauts fonctionnaires sont du domaine politique.


Quant à choisir le mode de scrutin, le système pluraliste… quand à choisir en le multipartisme intégral, le bipartisme rigide ou souple, ou le multipartisme avec parti dominant, nous recommandons de laisser aux peuples le choix de définir eux-mêmes ce qui leur conviendrait, au terme du débat national inclusif que nous prévoyons en prélude de notre projet de refondation.

Femme: Symbole de la Nation

POUR L’ÉMANCIPATION EFFECTIVE DE LA FEMME

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POUR EN FINIR AVEC L'ECONOMIE DE TRAITE EN AFRIQUE

A l’indépendance, les pays Africains ont dans leur majorité, hérité du modèle économique colonial. Ce système, l’économie de traite, consistait au négoce entre les firmes dites internationales et nos États considérés à la fois, comme des réservoirs de matières premières devant ravitailler les industries du monde, et comme le déversoir de tous les produits manufacturés destinés à la poubelle ou pire, des déchets chimiques. L’intégration de nos États à l’économie mondiale s’est opérée par une politique économique de domination primaire, c’est-à-dire notre apport à l’économie mondiale, notre rôle pendant longtemps, la place qui nous était réservée dans la mondialisation se limitait à cette mission de fournisseurs de matières premières, et surtout, à vil prix.

Ce système dont décrit savamment le Professeur Joseph Ki-Zerbo dans son célèbre chef d’œuvre « l’économie de traite en Afrique Noire ou le pillage organisé ». Une contribution hautement scientifique à la civilisation humaine que je recommande à la jeunesse Africaine. Au lieu de procéder à la transformation des matières premières et exporter les produits finis, les États Africains, en accentuant l’exportation des produits bruts comme le fait la Guinée aujourd’hui, exacerbent la dépendance économique, freinent l’industrialisation et enregistrent par cet effet, un énorme manque à gagner.

Le cas de notre pays « la Guinée » est illustratif. Son gouvernement s’enorgueillit de la prévision de croissance liée à l'augmentation de la production de la bauxite brute. Ce qui est surprenant pour celui qui sait analyser les contrats miniers. Il faut savoir que la Guinée, en raison de 30 dollars la tonne de bauxite, ne perçoit que 150 millions de dollars us environ par an de redevances fiscales par exemple. Alors que le pays qui le transforme percevra 20 fois plus, en raison de 2000 dollars la tonne d’aluminium. La fierté aurait dû être la construction d’une raffinerie d’alumines, qui nous rapporterait, au lieu de 150 millions, mais un minimum de 5 milliards us par an.

Il faut savoir que par son manque de vision et de charisme, le gouvernement se transforme en gardiens de richesses pour ensuite les bazarder aux multinationales et à leurs pays. C’est ce qui explique certainement le soutien dont bénéficie le gouvernement de la part d’institutions financières et des magnats de la finance. Ces institutions financières qui ne tarissent pas d’éloges pour ces « bons élèves » qui maintiennent leurs pays dans ce rôle de pourvoyeurs qui leur est savamment réservé. S’il est tolérable pour la première République d'avoir réussi à exiger et d’avoir obtenu la majorité des parts dans des contrats miniers, il n’y a aucune excuse pour la deuxième République de détenir moins de 10% de parts, et pire pour la troisième République qui, au lieu de poser les bases de la transformation, augmentent de façon abyssale la production de la terre brute.

Le Niger exporte l’uranium à l’état brut depuis plus de 40 ans à la société COGEMA devenue plus tard AREVA et aujourd’hui ORENA, qui le transforme en France et finance à 85% sa politique énergétique. C’est le lieu de préciser que la France est numéro UN mondial dans ce secteur, pendant qu’au Niger, la région d’Arlit d’où est exploité l’uranium reste dans l’obscurité et dépourvue d’infrastructures de base par le fait de l’inégalité des échanges. La France pourrait arguer certainement sa licence d’exploitation obtenue presque gratuitement, ou par le biais de l’intimidation. Mais la réalité est que l’uranium nigérien continue d’enrichir une Nation autre que la sienne.

La filière du cacao qui exploite le paysan ivoirien et enrichit l’investisseur. Parce qu’elle ne contrôle pas la filière du café-cacao, la Côte d’Ivoire gagne à peine le quart de la richesse générée par son exploitation. L’investisseur étranger lui, son gain en valeur est de l’ordre de 100 %. Sans parler des activités de transformation, d’emballage de ces produits et de leurs effets sur la consommation. C’est un énorme manque à gagner qui contribue à enrichir d’autres Nations.

Mais il y a encore pire : le cas du pétrole gabonais, celui du Congo -Brazzaville ou du Sénégal. Des contrats léonins dans lesquels les États Africains perçoivent moins de10 %. Du pur braquage. Le démembrement de la République Démocratique du Congo entre multinationales ! Et cela continue ! Nul besoin de vous énumérer les retombées de ce système vicieux, nous le vivons au quotidien. Mais encore, le pillage organisé n’est pas le seul problème que nous pose l’économie de traite. Ses effets se font ressentir aussi sur le plan social et même environnemental.

DÉSASTRE SOCIAL ET ÉCOLOGIQUE

Ce modèle d’exploitation, en dépit des énormes fuites de capitaux, nous expose souvent à un désastre social et écologique. Notamment dans le secteur minier où le bien-être et la santé des populations se trouvent affectées. En dehors de la traite, son modèle d’exploitation a un impact nuisible sur la santé des populations et sur l’environnement. D’abord les méthodes d’extraction des minerais, ensuite les produits chimiques utilisés, ou encore les déchets chimiques qui sont déversés dans les villes environnantes. Ou même les politiques managériales qui ne tiennent compte d’aucune forme d’éthique… Des pratiques qui causent non seulement des problèmes de santé parmi les populations, mais aussi la destruction de notre faune et de notre belle flore.

Les situations de Boké et de Siguiri en Guinée illustrent parfaitement cette catastrophe. A Siguiri, non seulement la ville est poussiéreuse par les opérations archaïques d’extraction, mais la jeunesse fait face à un problème de de-scolarisation poussée. En effet, attirés par l’exploitation artisanale, les élèves ont fini par se détourner de l’école. Ce qui constitue un frein à l’émergence d’une société éduquée.


La situation des enfants travailleurs dans la filière du Cacao en Côte d’Ivoire. Nombreux sont des enfants dont l’avenir est sacrifié pour rentabiliser le chiffre d’affaire de l’investisseur.

En Afrique Centrale, Total s’apprête à construire un pipeline gazéifié qui risque de détruites des centaines de cours d’eau, d’énormes espèces animales sans parler des retombées sur de milliers de familles. Là non plus, les exemples ne finissent pas.

La logique de l’économie de traite est de permettre à l’investisseur de faire du profit, et aux autorités locales de recevoir quelques ristournes. Mais aux populations de subir les conséquences de cette traite comme une tragédie.


QUELQUES EXCEPTIONS

Cependant il est à préciser quelques progrès réalisés par certains pays comme l’Éthiopie, la Namibie, le Botswana, le Ghana, l’Égypte… Des pays qui avaient très tôt emprunté la même voie courageuse que nous dans les années 1960, et qui pour la plupart étaient au même stade de développement que nous dans les années 80. Ces pays sont à la phase de transformation et de commercialisation de produits finis. Le Botswana par exemple, en plus de détenir 85 % des parts face à la multinationale De Beers (15%), produit, transforme et vend son diamant à partir du Botswana. Ce qui lui permet d’entrer en bourse. L’Éthiopie produit, transforme, consomme et commercialise son café dans le monde. Quant au Ghana, c’est en novembre 2020 qu’il a commencé à exporter ses produits dans l’espace de la ZLEG. Les exemples n’en finissent pas. Pendant que notre gouvernement, quant à lui, se réjouit de la majoration de la quantité de bauxite à exporter. Que le gouvernement le fasse à court terme dans la perspective de financer l’industrialisation, ça aurait été compréhensible. Mais que le gouvernement en fasse un indicateur de performances, cela démontre son manque extraordinaire de vision. Un gouvernement avisé aurait réussi en 10 ans de gouvernance, à poser les bases d’une industrialisation à grande échelle, au lieu de se réjouir des maigres résultats d’un modèle qui a fait son temps.

C’est donc un fait que nous ne pouvons plus continuer à évoquer l’esclavage et la colonisation comme seuls facteurs déterminant la crise structurelle que traverse notre pays. A partir du moment où nos dirigeants ont choisi, en toute conscience, de continuer le modèle économique colonial et d’exploitation minière, qu’ils assument maintenant les conséquences de leurs choix, et reconnaissent qu’ils sont responsables de la paupérisation de notre société.


IN FINE

Chers compatriotes, si nous proposons un modèle de développement basé sur la paysannerie (l’agriculture, la pêche, l’élevage…), nous prévoyons cependant que cela soit conçu en tenant compte des liaisons entre les autres secteurs de l’économie. Par exemple, le développement de l’agriculture doit permettre de ravitailler l’industrie en marché et en matières premières nécessaires à son démarrage. Réciproquement, l’orientation des choix industriels doit répondre aux besoins de l’agriculture. Il se créera ainsi une dynamique d’interdépendance et de complémentarité liant entre eux : la paysannerie, l’industrie et le commerce. Le développement de cette dynamique constituera une base interne d’accumulation du capital, et pourra une fois la demande intérieure satisfaite, s’ouvrir aux marchés extérieurs. Mais ces propositions feront l’objet d’un autre article dans lequel, nous exposerons de façon succincte, notre plan de réindustrialisation de la Guinée.


Que Dieu bénisse et protège la Guinée et l’Afrique…

Protéger le citoyen et défendre ses intérêts

DU PATRIOTISME ECONOMIQUE ET ENVIRONNEMENTAL

Figurant parmi les pays qui subissent le plus des effets de la globalisation, la Guinée doit assurer et assumer sa liberté économique sur le plan international, et travailler cinq champs d'action politiques prioritaires: la protection des agents économiques locaux, le commerce équitable des biens et des capitaux, la protection du climat et la régulation des marchés financiers.

Réorganiser l'Etat

REPENSER LE TOURISME 

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REDYNAMISER LA DIPLOMATIE ET LA COOPÉRATION

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Une nouvelle conscience nationale

PLAIDOYER POUR UN PARADIGME NOUVEAU 

L’organisation d’une conférence nationale souveraine est la première étape de ma vision pour la refondation de la Nation. Il s’agit d’un débat contradictoire, un projet à deux volets : le premier est destiné à ce que j’ai appelé le « grand pardon », il s’agit de corriger les erreurs du passé, panser les plaies, rétablir ce qui nous a opposé pendant des années. Le deuxième volet consiste à poser des bases solides d’une nouvelle Nation au sein d’une nouvelle République. C’est à dire repenser le Guinéen. Il est donc clair que notre projet va au delà d’une simple réconciliation concernant les crimes politiques du passé, le projet vise l’établissement d’une République, d’un nouvel état esprit, d’un nouveau modèle économique, d’un nouvelle forme démocratique...


Pour réussir ce pari, celui de la refondation de la Nation, le Front Républicain a mis en priorité dans son plan d’action, l’Organisation de cette Conférence Nationale qui verra la participation de tous les pouvoirs institutionnels du Pays, la société civile, les témoins potentiels de l’histoire de la Guinée, les potentielles victimes ou héritiers… Cette conférence aura une triple importance :

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QUELQUES REFORMES SOCIALES

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